Bourse de Paris : 2012-Le Pen sur France 2 mais pas de débat avec Mélenchon
22/02/2012 | 17:55
(Actualisé § 2 avec réaction Front de gauche)
Marine Le Pen se rendra
jeudi soir à l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2
mais refusera de débattre avec le candidat du Front de gauche
Jean-Luc Mélenchon, qu'elle qualifie "d'insulteur public".
Le Front de gauche a aussitôt accusé la présidente du Front
national de se dérober. "Disparue Marine Le Pen, voici
maintenant Marine la pétoche !" écrit dans un communiqué Ian
Brossat l'un de ses animateurs.
Dans un communiqué, la présidente du FN reproche mercredi à
la chaîne publique de lui "imposer de force un adversaire" en
contradiction avec tous les usages lors d'une campagne
présidentielle.
"L'objectif de France 2 est clairement de laisser M.
Mélenchon exprimer sa violence à l'égard d'une candidate et de
ses millions d'électeurs dans le but de provoquer un 'clash' qui
ferait le 'buzz'", écrit pour sa part Marine Le Pen.
La dirigeante du FN avait réclamé depuis plusieurs jours un
autre contradicteur, soulignant avoir déjà débattu dans le passé
avec le député européen.
Elle souligne que Jean-Luc Mélenchon l'a traitée tour à tour
de "semi démente", de "chauve-souris", de "barbare", de
"fasciste", et qu'il a promis lui "pourrir sa campagne".
Lors d'un point presse mardi à l'Assemblée nationale,
Jean-Luc Mélenchon avait confirmé sa volonté de débattre avec
Marine Le Pen en lui reprochant lui aussi sa dérobade.
"Le vieux Le Pen, il ne tortillait pas comme ça", a-t-il dit
à propos de Jean-Marie Le Pen, qui a cédé la présidence du FN à
sa fille en janvier 2011.
Dans un communiqué, le Front de gauche a estimé que "la
dérobade de Marine Le Pen n'a pas d'autre sens que la peur que
cette confrontation lui inspire."
Pour Yann Brossat, "la méthode du Front de gauche, qui
consiste à ne plus céder un pouce de terrain face aux idées de
la haine, a porté ses fruits."
(Gérard Bon, avec Chine Labbé, édité par Patrick Vignal)